SAKOUNTALA
Marie-Claude Pietragalla |
... Après un prologue représentant lenfance
insouciante de Camille et Paul son frère adoré, des
damnés à demi-nus, escaladent tortueusement la haute
paroi qui ferme le fond de la scène pour composer Les Portes
de lEnfer, une scène inoubliable et lun des moments
les plus forts du spectacle ...
... Du centre du mur, des portes savancent et sécartent
pour révéler la cellule capitonnée de Camille
la folle. On ne peut imaginer plus belle et plus pathétique
héroïne que Marie-Claude Pietragalla. La scène
est dune grande intensité dramatique et la danseuse
interprète un solo remarquable par son originalité
et son caractère totalement en situation ...
... Les scènes de folies sont excellentes avec ces monstres
qui jaillissent de partout, tombant des cintres ou rampant à
terre, crevant la cellule de Camille terrifiée par ses visions
et limage de la Mort. Les acrobates composent également
des tableaux impressionnants, suspendus dans les cintres comme de
gros cocons, ou drapés dans de longs voiles, à la
Nikolaïs, symbolisant des sculptures en devenir, marbres à
létat débauche, que caresse Camille amoureuse
de son travail ...
... mais pluie, orages, décor et ciel y sont magistralement
mis en valeur.
Article inédit de René Sirvin
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Charme
Karine Saporta
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Danse conservatoire de Juin 2000
... Le bleu de la mer envahit violemment l'espace. Il engloutit
le Temps, il dévore le Sang. Il effacera ainsi toute trace de souvenir.
Car ici la mer nous emmène à la mémoire des évènements primordiaux,
en même temps que les mythes continuent de nous rappeler à nos vérités
profondes. Le rythme interne de l'oeuvre est fulgurant. Les lumières
d'Olivier Schober sont si belles, si fortes, que l'on croirait basculer
dans un univers étrange. Celui qui transforme les pays de la clarté,
en ceux des mystères.
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Belle, au bois dormant
Karine Saporta |
Le Monde du 15/05/2000
... Et c'est l'un des charmes de cette création: tout danse, jusqu'aux
tissus, jusqu'aux lumières, voiles, rideaux. L'intelligence des
formes induit l'idée de sous-bois, de souterrain, de subconscient.Une
vraie atmosphère de conte de fées, de celles qui enchantent les
psychanalystes ...
Danse conservatoire de Juillet 2001
... Voyage dans le temps d'un siècle, la belle au bois dormant
est l'occasion de faire un voyage à travers les styles produits
par un siècle d'histoire de la danse. Historienne de la danse et
philosophe, K. Saporta place sa Belle dans l'embarras de ses rèves
(pendant le sommeil), d'un réveil davantage onirique où les époques
se mélangent, ainsi que les styles chorégraphiques et musicaux :
le Baroque, le Classique, le Hip-hop, la Samba, etc... Une oeuvre
recherchée. D'un côté, une étude sur la mémoire, l'Oubli, la Mort,
le Temps, de l'autre un regard saisissant sur la beauté, à travers
les splendides lumières d'Olivier Schober et les très beaux décors
de Jean Bauer ...
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Une Rose
Karine Saporta
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Le Figaro/19-20 Juin 1999
Hommage à Gertrude Stein, l'ouvrage lance un clin d'oeil à l'Amérique.
La scénographie est magnifique, superbement adapté au lieu magique
des Bouffes du Nord. Petit à petit la lumière relègue la pénombre
en arrière-plan et le tout baigne dans une douce lumière rose......Une
fois de plus, le décor de Jean Bauer et la lumière d'Olivier Schober
impressionnent. Des lampes qui s'allument sur de longues tables
destinées à lire et à apprendre. Un voile de tulle qui laisse transparaître
des êtres, ou peut-être des fantômes. Et enfin, au dessus, projeté
sur un écran, sur le plan vertical de la scène, le visage de Stein.
Elle veille !
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Danse d'Ameublement
Karine Saporta
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Danse conservatoire de Juillet 2001
Un travail extraordinaire dans la réduction apparente des moyens,
la précision d'horlogerie dans les détails, la poésie, l'humour,
tout cela entouré d' un magnifique décor extérieur, l' Athéné Théâtre
Louis Jouvet. Les lumières d'Olivier Schober annoncent le début,
et la fin, le rève, l'imaginaire ou la drôlerie d'un quotidien apparemment
réel : lumières résistants pertinemment à être figée par la beauté
des tableaux ...
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Cabaret Latin
Karine Saporta
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Paris Capitale de Mars 1999
... Elle a imaginé des chorégraphies suspendues, des pas de cirque
imaginaire. Pour ce Cabaret Latin, elle a eu l'idée de rehausser
la scène: Olivier Schober, l'éclairagiste, improvise un nouveau
jeu de lumières, disposant ses petits projecteurs autour du plateau
... Les couleurs mènent le bal, on passe du bleu à l'ambre, pour
finir au blanc. La chorégraphie imaginée donne alors toutes ces
nuances. Un projecteur décalé fait une ombre dramatique, un garçon
seul en scène sur une chaise. L'éclairagiste rectifie, ...
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